Le concours du meilleur mangeur du gari


Le concours du meilleur mangeur du gari est organisé chaque année par l’ensemble Artistique et Culturelle des Etudiants (EACE) à l’université d’Abomey-Calavi. Les trois premiers remportent des lots et le meilleur rentre ainsi dans le cercle fermé des meilleurs mangeurs de gari.

Le concours a eu lieu sur le terrain de sport du Campus. On dépose sur une table, du gari, de l’eau, du sucre en poudre, de l’arachide, de la coco et des bols en plastique indispensable pour délayer.

Adékombi Zinsou dirige l’ensemble artistique et culturel de l’université qui organise le concours. Il affirme que : « Le concours c’est notre manière à nous de choisir chaque année le bon mangeur du gari. Dans un premier temps, c’est la rapidité d’absorption qui compte parce qu’il y a beaucoup de concurrents. En finale, on table sur la quantité avalée. On donne à chaque concurrent 1 kilo de gari. Vous mangez le kilo de gari jusqu’au moment où le jury estime que vous avez suffisamment mangé. Il arrête et on mesure maintenant dans le cuve de chacun la masse de gari qui reste.

Les candidats, plus d’une vingtaine, sont entourés par une foule d’étudiants au rythme d’une chanson sur le gari. Ils reçoivent la même quantité de farine et de l’eau à volonté.

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Enock Adinou en deuxième année de Chimie est le plus rapide de la première manche. Selon ses déclarations, « Il suffit juste de renverser un peu d’eau sur le gari et d’envoyer ça dedans. Il ne faut pas laisser beaucoup de temps au gari de remplir le bol ».

Face à la question de savoir s’il mange beaucoup de gari, il a déclaré qu’il en consomme « tous les jours. On n’a pas le temps de préparer donc on prend du gari. C’est très rapide. Mais il arrive des fois où quand je finis de manger, que ça soit du riz ou la pâte, je prends ça comme dessert pour le plaisir ».

A l’origine, il y avait l’Association des Délayeurs Nocturnes (ADN). Elle a été créée au début des années 90 par des étudiants qui habitaient en résidence universitaire. L’idée est née un soir d’une coupure d’eau. Hypolite Divan, l’un des fondateurs de cette association souligne : « Il y avait un point d’eau quelque part. Il sortait des gouttes mais il fallait rester là pour pouvoir remplir le bol et aller délayer son gari. C’est autour de cet évènement qu’est née l’idée de créer l’association. Par la suite cela a pris de l’ampleur. Il y avait des représentants de l’ADN par bâtiment. »

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Peu importe le lieu et le temps, le gari est toujours l’aliment sauveur des étudiants. Et cela lui a valu un surnom au sein du monde estudiantin. C’est ce que Adekombi Zinsou nous rappelle : « Nous l’appelons en jargon scientifique des étudiants : le Chlorure de Soutien. Dans les moments de disette accrue, c’est le gari qui aide l’étudiant à s’en sortir. C’est en raison de son poids dans notre vie d’étudiant que nous lui faisons cette dévotion ». Lors de l’édition précédente, c’est Marc Sezonmon qui a surpassé ses concurrents en consommant un ½ kilo de gari en un temps record.

Cette situation se remarque aussi chez les étudiants qui vont étudier à l’étranger. Ils emportent des quantités de gari et trouvent toujours le moyen de s’en faire livrer.

Source : Reportage Delphine Bousquet / Cotonou / Rfi


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