Des séismes dévastateurs ont frappé le centre du Japon ce lundi. Au moins 48 morts enregistrés, principalement à Wajima, dans la péninsule de Noto.
Les secours sont entravés par d’importants dégâts matériels, nécessitant une mobilisation massive de l’armée et des services d’urgence. La menace d’un tsunami majeur a été écartée, mais les vagues ont tout de même emporté des véhicules et des habitations le long des côtes.

Un jour de l’an noir pour les japonnais
Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a déclaré une « course contre la montre » pour sauver des vies, mobilisant un millier de soldats dans la péninsule de Neto, la plus proche de l’épicentre. Les difficultés logistiques sont nombreuses, avec des routes fissurées, des débris bloquant les accès et des failles sur la piste d’atterrissage d’un aéroport local.

Les secousses ont également affecté le plus grand sanctuaire shinto de la région, celui de Keta, capturé de manière spectaculaire par des fidèles. Les évacués ont pu regagner leur domicile après la levée des alertes au tsunami, mais l’Agence de la météorologie prévient qu’une activité sismique intense peut persister dans les jours à venir.
Le département d’Ishikawa, épicentre des séismes, a connu 155 secousses en seulement 17 heures, alimentant les inquiétudes quant à une activité sismique persistante. Les autorités mettent en garde contre de nouveaux séismes de forte intensité dans les préfectures d’Ishikawa, Niigata et Toyama.

Alors que le Japon se remet de cette tragédie rappelant le drame de Fukushima en 2011, la priorité est à la recherche de survivants et à la reconstruction des zones dévastées. La solidarité nationale s’organise pour fournir aux sinistrés des biens de première nécessité, dont de l’eau potable, de la nourriture, des couvertures et du carburant.
Source : RFI
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